Game Jam Battle : créer un jeu vidéo en 48h
Game Jam Battle : prenez des jeunes de 7 écoles de jeux vidéo, jumelez-les avec des mentors de l’industrie et ils ressortiront 48h plus tard avec un prototype jouable. Après les nuits courtes, les remue-méninges, les petites frictions, les erreurs, le Game Jam Battle du Mondial des Jeux a présenté six jeux vidéo sous le thème : Deux pas en avant, deux pas en arrière à la Société des arts technologiques.
«Nous voulions trouver une formule qui met en vedette la relève et démontre de quoi elle est capable, fait valoir Isabelle Marazzani, coordonnatrice du Campus ADN. On parle peu de la formation, le jeu vidéo est un art qui s’apprend. Les mentors permettent de faire un pont concret avec les entreprises. Le Game Jam Battle est un exercice d’improvisation inclusif, une création éclair.»

Mathieu Lamarche, mentor, se souvient des Game Jam Battle qu’il effectuait avant d’avoir des horaires chargés comme concepteur. «C’est toujours excitant de rencontrer des nouveaux créateurs et d’être sous la pression pour faire un bon jeu, dit-il. Comme mentor, nous devions rapidement cibler les aptitudes de chacun des membres de l’équipe et les laisser exprimer leur talent, tout en prévenant le chaos. Le mouvement indépendant prend de l’ampleur à Montréal, les débutants ont beaucoup plus d’opportunités et dépendent moins des grosses compagnies. Cette émergence est signe d’une industrie prospère.»

Les gagnants du Game Jam Battle
Nicolas Beaulieu-Drolet du NAD, Alexandre Delisle du Campus ADN, Alex Gagnon de l’Université de Sherbrooke et Yoan Le Souder d’Isart Digital ont été couronnés grands gagnants de la première édition du Game Jam Battle. Leur mentor était Sofi Lamont-Cardinal d’Hibernum Créations.
«Le fait d’être mêlé avec des gens qu’on ne connait pas permet de sortir de sa zone de confort et d’explorer des avenues non pratiquées habituellement, souligne Alexandre Delisle, participant expérimenté des Game Jam Battle. On doit améliorer la communication et les stratégies de travail pour performer.»
Leur jeu Promotion est un jeu de course compétitif. Deux personnes tentent de se rendre le plus rapidement possible au bureau du patron pour recevoir une promotion.

«C’était la première fois que je travaillais avec un mentor de l’industrie, ajoute-t-il. C’était très utile d’avoir une personne d’expérience qui nous partage ses rétroactions. Je suis très fier du résultat, ça me prouve que je suis dans le bon domaine!»
Maxime Johnson, membre de jury et journaliste techno, était curieux de savoir si les équipes allaient terminer à temps. Elles ont réussi et la lutte a été très serrée. «Il y a eu beaucoup de bons jeux. En voyant le résultat, on n’aurait pas pu se douter que les coéquipiers ne se connaissaient pas au préalable. Victoire ou pas, le Game Jam est un bon tremplin pour créer des liens, bâtir son porte-folio et démontrer notre résistance à la pression. D’ailleurs, plusieurs domaines liés à la programmation organisent fréquemment des événements semblables pour inspirer la créativité. De nouvelles fonctionnalités peuvent naître de ces initiatives», précise-t-il.

Les gagnants ont remporté un accès v.i.p. au congrès international d’effets visuels effects MTL, ainsi qu’un siège mobile à l’Espace Ludique pour une période de 3 mois offert part Ingenio.
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