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Le Printemps numérique présent au OFFNumérique 2026 : mobiliser ensemble pour réduire la fracture numérique

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Le Printemps numérique présent au OFFNumérique 2026 : mobiliser ensemble pour réduire la fracture numérique
Le Printemps numérique présent au OFFNumérique 2026 : mobiliser ensemble pour réduire la fracture numérique

Alexandre Gilbert

Mieux comprendre la fracture numérique

L’objectif de cette deuxième édition : mieux saisir les multiples dimensions de la fracture numérique. À travers des conférences, des ateliers et des activités collaboratives, les participants ont exploré des approches concrètes pour agir sur les inégalités.

Parmi les activités, un jeu de cartographie participative proposé par l’Université de Sherbrooke a permis de mieux comprendre les différentes formes de fracture numérique :

  • L’accès : disponibilité d’Internet et des équipements
  • Les usages : niveau de compétences numériques
  • Les informations : biais algorithmiques et invisibilisation de certaines populations

Ces échanges ont également mis en lumière les facteurs sociaux, économiques et démographiques qui amplifient les inégalités, particulièrement pour les groupes en situation de vulnérabilité.

Une réflexion ancrée dans la mission du Printemps numérique

Depuis plusieurs années, la fracture numérique est au cœur des actions du Printemps numérique, notamment à travers le programme Jeunesse QC 2030. Celui-ci vise à renforcer les compétences numériques des jeunes, à soutenir la recherche et à favoriser la concertation entre les acteurs du milieu. Dans cette continuité, la participation au OFFNumérique s’inscrit dans une volonté de contribuer activement à des démarches collectives structurantes à l’échelle du Québec.

OFFNumérique pour réduire la fracture numérique

 

L’intelligence collective pour faire émerger des solutions

En après-midi, l’atelier « Vitrine sur des projets innovants » a mobilisé les participants autour de défis concrets, dans une approche d’intelligence collective. Deux des trois défis proposés visaient à faire émerger des idées et des pistes d’action qui alimenteront les travaux de la Table de concertation en littératie numérique du Québec, portée par le Printemps numérique.

1. Favoriser une participation réelle et inclusive

Le premier défi invitait à réfléchir aux conditions nécessaires pour permettre une participation des jeunes, et plus largement des personnes en situation de vulnérabilité numérique, dans les espaces de concertation, afin de contribuer aux discussions et à la recherche de solutions qui les concernent.

Dans cette perspective, la prise de parole de Zoé, jeune adulte issue de la diversité et fréquentant l’École Boudreau, a rappelé l’importance d’offrir une véritable place à la voix des jeunes. Elle a notamment évoqué les « tiers lieux », dont Internet, comme des espaces essentiels d’échange, de création et de lien social, où les jeunes doivent se sentir pleinement inclus et représentés.

2. Mieux comprendre l’écosystème et les concepts

Le deuxième défi portait sur la nécessité de clarifier les concepts liés à la fracture numérique et de mieux cartographier l’écosystème des acteurs. Les échanges ont permis de faire émerger plusieurs besoins :

  • mieux définir la fracture numérique
  • harmoniser le vocabulaire
  • mieux identifier les ressources et initiatives existantes

Cette mise en commun est essentielle pour renforcer la cohérence des actions sur le terrain et soutenir des collaborations durables.

Une mobilisation nécessaire pour un numérique plus équitable

L’équipe du Printemps numérique ressort inspirée de cette journée et fière d’avoir contribué à cet espace de réflexion et d’échanges, qui ont mis en lumière la complexité des inégalités numériques et l’importance et l’importance d’une action concertée entre les milieux. Parmi les éléments marquants, notons la nécessité de garantir un accès effectif aux droits numériques (RAAQ), ainsi que les travaux de recherche sur les défis actuels en littératie numérique (Ancrage).

La journée s’est conclue sur un rappel fort : celui de l’importance de susciter un débat citoyen autour des transformations numériques, incluant l’intelligence artificielle, comme condition essentielle à l’émergence d’une véritable démocratie numérique.